L'entrisme islamiste

La lutte contre l'entrisme islamiste, un sujet politique brulant.
1. Un peu de définition
Un entrisme est une stratégie qui consiste à faire entrer de manière concertée des membres d’une organisation dans une autre organisation aux idées proches, mais concurrentes.
2. Un peu d'actualité
L'entrisme islamiste fait l'objet d'une attention politique et institutionnelle accrue en France. En juin 2025, le député Laurent Wauquiez, membre du parti Les Républicains, a ainsi obtenu l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire. Cette instance vise spécifiquement à examiner la nature des relations et les éventuelles compromissions entre des responsables du mouvement La France Insoumise et la mouvance islamiste.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte marqué par la publication, en mai 2025, d'un rapport officiel consacré aux Frères musulmans et à l'islamisme politique sur le territoire national. Ce document met en évidence une structure organisationnelle pyramidale et solidement ancrée, dénombrant entre 400 et 1 000 cadres actifs ainsi que plusieurs milliers de sympathisants. Ce réseau s'appuie sur un maillage d'associations, d'établissements scolaires et de lieux de culte.
Les conclusions de ce rapport, appuyées par les observations de responsables de la sécurité tels que Bruno Retailleau et Laurent Nuñez, soulignent le recours à une double rhétorique par les promoteurs de cette idéologie. En public, ces derniers affichent une adhésion formelle aux valeurs de la République française, tandis que leurs documents internes promeuvent un modèle sociétal alternatif fondé sur l'application de la charia.
3. La France Insoumise
En 2017, Jean-Luc Mélenchon soutenait la manifestation organisée par le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, pourtant considéré comme une organisation islamiste connue pour nourrir la propagande antisémite. Cela a considérablement changé, par exemple quand on le voit brandir le concept victimaire "islamophobie". Le vrillage du personnage est intéressant, au sens qu'il était considéré comme quelqu'un qui mettait la laïcité en avant dans ses idées.
En 2024, l'idéologie des manifestants palestinistes a aussi changé la donne. On le voit par exemple à la présence du militant salafiste Elias d'Imzalène dans les manifestations, alors que ce fiché S est indiqué comme proches d'élus LFI.
Les députés LFI, comme par exemple Raphaël Arnault qu'on peut voir sur la plateforme X montrent davantage de slogan par indignation, que de réflexion. On a vu récemment la députée Clémentine Autain, pourtant considérée comme plutôt modérée parmi les LFI, déclarer qu'Israël est une menace pour le monde. 🤯
En 2025, selon le politiste Bernard Rougier, les fréristes ont fait du lobbying chez LFI et plusieurs partis et groupes syndicalistes de gauche.
L'eurodéputée Rima Hassan, mise en avant par LFI peut se voir comme un autre entrisme de l'islamisme. Elle considérait en effet que l'organisation terroriste du Hamas a une action légitime du point de vue du droit international" par rapport à l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël. Celle-ci utilisait également des slogans tel que Israël génocide ou du fleuve à la mer.
En 2026, elle a également rencontré en cellule Georges Ibrahim Abdallah, l'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises condamné à perpétuité pour complicité d'assassinats terroristes, et est apparue dans un film documentaire qui lui est consacré, alimentant à nouveau les accusations de complaisance à son encontre.
5. Pas uniquement chez LFI
Cet entrisme ne se voit d'ailleurs pas uniquement chez LFI. Le parti politique Europe Écologie Les Verts n'est pas en reste.
En 2023, l'affaire de la construction de la mosquée de Strasbourg, portée par l'association Millî Görüş, proche des Frères musulmans et du pouvoir turc, montrait déjà une forme de complaisance de la municipalité écologiste.
L'écologie intéressant les fréristes, des stands sur ce thème sont d'ailleurs présents au Rassemblement annuel des musulmans de France organisé par l'UOIF. L'histoire du rappeur islamiste Medine, invité des journées d’été des Verts en 2023, est tout aussi caractéristique.
Des partis de gauche se sont joints aux manifestations qui ont suivi la contre-attaque israélienne du 13 juin 2025 : « Le droit à la guerre préventive n’existe pas ». On aurait même pu voir un soutien à la dictature iranienne.
Les syndicats français montrent également de curieuses accointances :
Ces syndicats étudiants qui pactisent avec les mouvements islamistes
L’étonnant silence des syndicats face à la radicalisation islamiste, par Pierre Conesa
6. Un peu de réflexion
Il fut pourtant une époque où la gauche française comptait nombre de personnes cultivées, qui pensaient et réfléchissaient. Le sentiment d'injustice qui entend mieux dénoncer que les autres s'instrumentalise facilement dans les réactions à chaud. L'intérêt serait électoraliste en ce sens : surfer sur le malheur d'autrui engrange des voix.
Il est légitime de penser si l'on prend en compte l'ensemble de ces données, que plusieurs partis et organisations de gauche se sont progressivement fait noyauter par la secte des frères musulmans en reprenant des thèmes de leur propagande. Même l'éducation nationale a vu certains de ses professeurs contraints de s'autocensurer.
Les vigilances et réflexions restent donc de mise sur les implications potentielles de cet entrisme dans la vie politique française. Mais cette idéologie se fait-elle au nom d'un principe moralisateur, ou est-ce simplement de l'inculture nourrie par de la contre-culture ?
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